Derrière les fagots

Une vie pour quelques secondes de frissons …

Une petite aspiration, comme un filet d’eau de source,
Une langue qui cherche et qui claque,
Un mouvement alternatif, de glotte,
Tout s’arrête,
L’œil, rond, fixe un infini,
L’attente vaut un siècle,
Mais suffisamment pour me rappeler…

Distance vertigineuse, travail insensé,
Depuis les premières racines du cep,
Arpent rogné à la friche abrupte,
Là bas, sous la falaise, couchant les Alpes,
Jusqu’à ces trottoirs de Manhatan et de Broadway…

Enfin l’ultime expiration, retour d’un autre monde,
L’homme respire,
Il a la simplicité et le calme de celui qui sait,
Du monde, les vins il connaît,
Aujourd’hui, le nôtre.
J’ai pu entrevoir chez lui l’instant d’un bonheur,
Il m’a fallut presqu’une vie pour frôler ce frisson chez l’autre …

Craft, New York City, 2 octobre 2013

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